lundi 22 décembre 2014

Découvertes du mois : décembre 2014



Je renoue avec la tradition de vous montrer mes coups de cœur du mois dans cette rubrique "découvertes". J'espère que vous y prendrez autant plaisir que moi. Voici donc trois peintres britanniques nés avant 1950. Ici, pas de mièvrerie, des valeurs fortes et des peintures sur le motif, et une présence forte dans le paysage artistique qui leur était contemporain.



° Tout d'abord John KNAPP FISHER(clic)
né en 1931 à Londres, ce britannique a pour sujet favori la côte de Pembrokeshire











° Ian POTTS(clic)
né en 1936, décédé en mai 2014






°  Edward BURRA
Né en 1905, mort en 1976












jeudi 11 décembre 2014

Adieu veaux, vaches, cochons, bonjour iguane ...




Envie d'inaugurer un sujet "matière" avec notre iguane...et nous voici plongés à l'atelier dans la problématique des trois états du pigments : dilué, crémeux, pâteux...

* Dilué : il y a de l'eau dans la palette et ça fait une flaque
* Crémeux : le pigment colle un peu à la palette et le pigment tient dans l'humide mais fuse un peu
* Pâteux : à réserver au travail en grand mouillé lorsque le papier est mouillé de préférence dessus et dessous. Il fusera un peu en fonction de ses qualités propres de diffusion. (pigment léger fuse, pigment lourd, reste en place)












Difficile de ne pas fignoler à sec, comme vous pouvez le voir sur plusieurs travaux d'élèves, mais le mieux selon moi , est de finir les détails également en crémeux, la texture sera plus belle, les petites fusions aideront à intégrer des accents qui sinon deviennent un peu lourds ...



Ici les pigments sédimentaires sont plus que bienvenus.




Merci aux élèves du mercredi pour leur participation active et enthousiaste !!









dimanche 30 novembre 2014

Croquis de samedi




Nous étions cinq à croquer la vie samedi dernier autour d'Etienne, qui a dû poser (au pied levé) suite à un problème de voiture du modèle qui était initialement prévu. Ce fut donc pour moi un plaisir particulier de croquer mon fils ;))










Etienne s'est révélé être un modèle parfait, qui ne bouge pas, tient les poses aussi longtemps que nécessaire et sait les reprendre sous différents angles...bref un vrai pro :))



Techniquement ici, j'ai employé des feutres aquarellables Tombow, avec une partie "pinceau" et une pointe fine de l'autre côté, ce qui permet, couplé à un pinceau à eau, des effets aquarellés, tout à fait agréables.
Je commence par poser les grandes lignes du sujet, en général je commence par la tête, ce qui fait que parfois, les pieds sortent (mais quand j'ai essayé de commencer par les pieds, c'est la tête qui sortait du cadre ;))
Je commence donc par des traits non appuyés les plus libres possibles, au fur et à mesure que je me chauffe, ils deviennent plus fluides.
Dans un deuxième temps je relis l'ensemble du sujet en recommençant par le haut, ce qui me permet de corriger des approximations (ça dépend bien sûr du temps alloué à chaque pose, ainsi que de mon niveau d'implication dans la pose, car, le fait de ne pas faire très régulièrement ce travail de modèle vivant, est bien sûr, un handicap)
Ensuite j'accentue des ombres, si j'ai le temps , et j'ajoute quelques accents graphiques.
enfin, avec un pinceau en martre qui contient un peu d'eau j'allonge les ombres de façon à créer quelques valeurs.
En général sur un croquis rapide (5, 10 minutes max), je ne prends pas de repère pour les proportions.
Je considère le Modèle Vivant comme un exercice d'observation principalement visuel, tout au plus, je peux vérifier quels sont les points qui tombent sur les lignes verticales ou horizontales principales.




Pour plus d'infos sur les feutres que j'emploie :
https://www.youtube.com/watch?v=UQ__tIRev-E










vendredi 21 novembre 2014

Séance de modèle vivant à venir



Enfin, nous allons renouer avec la belle tradition du modèle vivant à l'atelier de Colomiers.
Ce sera samedi 29 novembre, de 14h30 à 17h30 environ.
C'est ouvert à tous mes élèves.
Participation financière au prorata des inscrits.
Je vous donnerai quelques indications de départ mais ce n'est en aucun cas UN COURS.
Je vous laisserai joyeusement patauger dans la semoule.
C'est comme ça. Je n'y changerai rien.
Bienvenue à tous les aventuriers du voir.














dimanche 9 novembre 2014

Antonio Lopez ou peindre la vie





On ne peint pas d'après nature parce qu'on n'a pas le temps, parce que la lumière n'est pas bonne, ou parce qu'on a peur de se planter ...
D'ailleurs, beaucoup de peintres qui peignent soi disant d'après nature ne peignent plus vraiment "d'après nature". Ils ont mis au point des procédés, des simplifications, des méthodologies qui font que leurs peintures ne dépendent plus ni de la lumière ni de l'atmosphère du lieu...ils ne sont plus les récepteurs de l'instant où ils peignent, ils en sont les exploitants. Et du coup, qu'ils peignent à Cordoue ou à New York, l'ambiance est la même...
Le lieu est mis au service du peintre et non l'inverse.
Ce n'est pour moi, ni bien ni mal. De bien jolies peintures peuvent sortir de ces mains là.

Il y a un retournement de situation notable entre nos chers impressionnistes et notre époque.
Ou alors je n'ai rien compris, et c'est l'inverse, ce qui est possible, tout est si compliqué ...

C'est si difficile de choisir entre la vérité et le mensonge, entre le naturalisme et l'interprétation...


Dans les cours ces derniers jours j'ai parlé d'un film que j'ai eu la chance de découvrir, où Antonio Lopez peint jour après jour des coings dans un cognassier, là, dans sa cour, quelque soit le temps qu'il fait, en tissant un quadrillage de ficelles pour être au plus près des proportions naturelles de son modèle...vivant.






Pour en voir ++




On voudrait parfois que le temps s'arrête, que les obligations de nos vies matérielles deviennent si insignifiantes qu'on les oublie, on voudrait se poser devant un arbre et en regarder les fruits mûrir, comme ça, pour rien...



Antonio Lopez fait ça, et nous, on peut le regarder, un peu, et l'envier, beaucoup...









...et je chante souvent 
merci







lundi 27 octobre 2014

Mesurer la difficulté technique d'un sujet

24 août 2011



Dés qu'on parle d'aquarelle, en général, on parle de technique. 
Or lorsqu'on peint, on rencontre bien d'autres difficultés que celles purement techniques.
Pour moi la première difficulté est la composition. Bien sûr, si vous prenez une photo toute faite, une carte postale de vos vacances ou de votre village préféré, la difficulté est réduite d'un grand coup. Au pire, on fera un recadrage, mais bon, pas de quoi fouetter un chat.
Un peintre c'est avant tout quelqu'un qui passe  la réalité par le filtre de son interprétation, ne parlons pas des peintres de l'imaginaire, là, il faut se livrer à une gymnastique mentale dont tout le monde n'est pas capable sans un entraînement intense et hyper motivé.
Aussi toute personne qui ne compose pas son tableau, pour moi, n'est pas peintre. 

Néanmoins, les difficultés techniques qu'on rencontre le plus souvent sont d'ordre organisationnel :

* bien préparer son matériel et bien répéter mentalement la trame de la totalité du travail à faire permettent d'anticiper de nombreuses difficultés, pas toutes, car heureusement il se passe des choses imprévues en route avec lesquelles il faut négocier...n'en déplaise à certains esprits cartésiens qui aimeraient baliser la pratique de l'aquarelle...( Autant apprendre à peindre avec les "numéros d'art "...)...

* L'un des écueils les plus fréquents est celui de la palette: mauvais choix des couleurs, dû à une mauvaise connaissance des propriétés de chaque pigment le plus souvent...d'où des déceptions au moment des fusions, trop importantes, ou pas assez, séparation de certains pigments, impossibilité de les enlever, de les foncer etc...
Au début, ne testez pas tous les pigments, regroupez les suivant leurs caractéristiques et restreignez votre palette.

* Souvent aussi pour faire des économies, on achète du mauvais papier ou du mauvais pigment.
Je dis souvent "on ne peut pas jouer au foot avec une balle de ping pong"...Attendez la rentrée si vous ne savez pas quel matériel acheter.

* Enfin, trop rapide, trop lent, vous apprendrez à vous connaître à vos propres dépens. L'aquarelle est étroitement inféodée au temps. Elle ne vous pardonnera aucun retard de séchage, aucun retour en arrière inopportun.
Trop insatisfait, vous risquez, si vous revenez sur votre travail de salir les couleurs...Il faut apprendre à regarder les effets induits par chacun de vos dépôts de pigment.
Il faut apprendre avant tout, de toute façon, à regarder. 




mardi 21 octobre 2014

Et alors Narbonne ?




Depuis le début du mois les esprits se sont enthousiasmés autour de l'exposition de Narbonne. Les élèves y vont par petits paquets et me rapportent leurs impressions. Il faut dire que la communication a été rondement menée, en grande partie grâce à l'investissement réalisé par la revue l'Art de l'Aquarelle, dont Janine Gallizia est la jeune et dynamique directrice artistique.

Le livre du concours est un panel intéressant de ce qui a pu être présenté, notamment on peut brosser la plupart des thématiques et les courants actuels de ce qu'on peut voir en général dans les salons, quelques aliens en goguette seront à découvrir avec le sourire ou pas ;)




Comme souvent dans de telles manifestations, c'est l'occasion de voir ou revoir les artistes qu'on aime, et d'en découvrir de nouveaux, et, fait étonnant, mais c'est un choix, on peut prendre des photos sans vergogne.
On peut s'étonner tout de même que toutes les œuvres présentées ne soient pas les originaux, même si les reproductions présentées sont bluffantes.


Félicitations à Chen Weng Cheng, qui nous ferait -presque- regretter de ne pas être né en Chine afin d'y recevoir un enseignement suffisamment exigeant pour se hisser jusqu'aux plus hautes marches et dont on ne peut qu'admirer la jeunesse du talent.

23, ça peut paraître beaucoup ou peu. On ne peut qu'être saisi par la technicité irréprochable de la quasi vingtaine d'artistes qui offrent ici une vision exhaustive de ce que peut être l'aquarelle réaliste actuelle.

Beaucoup, dont je suis,  ont été heureux, par contraste, de retrouver l'excellente Shirley Trevena dans ce peloton de tête, permettant ainsi une ouverture vers d'autres perspectives, ainsi que le français Marc Folly.


J'ai découvert avec bonheur l'aquarelle de Willliam Hook (mais déçue par son site) et Tan Suz Chiang qui ont chacun ici une écriture bien à eux ainsi que Herman Van Hoogdalem.(voir vidéo en lien)



Vous pourrez grâce au lien ci-dessous vous faire une petite idée de ce qu'on peut voir dans la partie de l'expo réservée aux 23 premiers du concours mondial de l'aquarelle.

http://www.lindependant.fr/2014/10/02/la-2e-biennale-de-l-aquarelle-s-est-ouverte-a-narbonne,1937156.php



Quant au reste de l'exposition consacrée à la Biennale de Narbonne, ce fut un plaisir de retrouver les grands formats de Marie Line Montécot, et ceux d'Ewa Karpinska, qui toutes deux dans leurs styles si particuliers continuent à innover et à renouveler leur écriture, avec pour Ewa des reflets dans l'eau encore plus saisissants et pour Marie Line d'audacieuses compositions.







Eric Laurent est toujours égal à lui-même...



Je ne citerai pas la longue liste de tous les peintres qui sont exposés, tous plus prestigieux les uns que les autres, citons encore Eban, trop rare pour ne pas être salué ainsi qu'Alvaro Castagnet, si souvent copié, jamais égalé ;) vous pouvez  consulter la liste complète sur le site : http://www.aud-aquarelle.com/

Des éclairages pas toujours au top (au grand dam et de l'aveu même de Marie Claude Canet, responsable du Comité d'organisation de la Biennale, accueillant les visiteurs du dimanche), n'ont pas suffi à me faire louper les magnifiques petites aquarelles de Franck Perrot,  amoureux des formes et des mises en lumière.

Si vous ne connaissez pas ce travailleur acharné (il travaille aussi dans la rude école de la BD), je vous invite à vous abonner à sa page facebook qui est un régal.

une vidéo en lien (conseil d'amie : passez la première minute)






Autres découvertes à voir : Pasqualino Fracasso (Italie), Hamid Loukil (Aude) etc ... etc ...




Un beau catalogue prolonge l'exposition et présente également les expositions annexes à la Biennale.



lundi 20 octobre 2014

Qui est le / la meilleure aquarelliste de France ?




Quelle étrange question?  Et pourtant je suis sûre que vous vous l'êtes déjà posée ou que vous la posez régulièrement  à vos ami(e) passionné(e)s par notre charmant medium de prédilection ...

La réponse aurait été plus simple à donner il y a une vingtaine d'années quand l'aquarelle n'en était qu'à ses balbutiements en France, alors qu'elle nageait encore dans les eaux tumultueuses des salons parisiens et banlieusards en tout genre, et que chaque village ou presque possédait sa valeur sûre en la personne d'un adorable vieillard ventripotent qui avait à son actif vingt cinq mille versions de l'église du coin ou du petit port de pêche attenant au bar du cru.

En 1992, Jean Louis Morelle n'avait pas encore eu l'opportunité de publier ce qui allait servir de bible à la plupart des aquarellistes qui le suivraient, personne ne connaissait le nom d'Ewa Karpinska et je ne sais pas qui collectionnait des aquarelles ...c'était de toute façon sûrement plutôt des Léonor Fini, des Raoul Dufy, des Marie Laurencin ou des Hillaire... qui s'entassaient alors dans les placards à papier à l'abri de la poussière et de la lumière (et accessoirement des crottes de mouche).

Bien malin aujourd'hui, dans la masse des expositions spécialisées es aquarelle, celui ou celle qui saurait donner les critères susceptibles de nous convaincre que tel ou telle peut prétendre au titre suprême de potentat de la feuille et du pinceau...

De même que pour la cuisine française, le genre "aquarelle" a éclaté ces dernières années. On en vient à ne plus trop savoir : "et ça c'est de l'aquarelle ?" entend-on devant les cimaises...Oui monsieur, suis-je tentée de répondre , de même qu'à présent dans un restaurant français haut de gamme le menu comportera une carte allant du bar au vinaigre fumé Tosazu au bouillon de poisson en passant par la cervelle de veau ou la compotée de coing, dans une exposition d'aquarelle digne de ce nom figurera nécessairement l'indispensable papier plastifié ou les finitions en dripping mélangées au gesso ...sans oublier les vernis en tous genres et les supports en aluminium.

On est bien loin de la question bateau tant entendue "papier coton ou cellulose ?" ...

De multiples influences ont forcé nos friables frontières et abattu nos fragiles colosses bien de chez nous qui prônaient la transparence et le petit gris Raphaël. A présent dans nos pinceliers, des pinceaux chinois côtoient des cartes à gratter et des calames ...Sennelier doit se battre contre Winsor et Blockx ...et la nomenclature chiffrée a remplacé  les noms chantants des pigments. Adieu le bleu de Delft et bonjour le PB15.

Les candidatures aux salons hexagonaux explosent et les français tentent de s'exporter... Tiendrons nous la route face aux écoles chinoises, américaines, russes, anglo-saxonnes, australiennes, indonésiennes, belges, espagnoles etc .. ??? L'aquarelle française est-elle prête à affronter cette déferlante ? J'aurais même envie de pousser la provocation jusqu'au bout en demandant : l'aquarelle française existe-t-elle ? Car nous sommes connus pour nos dissensions et nos querelles de castes et de chapelles bien plus que pour notre capacité à nous rassembler et à créer ensemble. Même si les expositions se multiplient, les initiatives visant à l'échange des connaissances restent bien trop confidentielles. Rares sont les initiatives qui dépassent les murs d'une cité, mise à l'honneur le temps d'un salon.
Bien sûr, il est impossible de décerner une médaille d'or en ce qui concerne l'aquarelle en France (comme quasiment partout ailleurs) ...Mais on aimerait pouvoir se référer à un groupe d'artistes qui auraient cette grâce tranquille, cette liberté amusée, qui pourrait guider le public français par un réel effort de communication,  dans un esprit fort et apaisé. 




Cet article me semble encore d'actualité, d'ailleurs il remporte un vif succès en terme de nombre de lecteurs depuis que je l'ai publié en 2012. Si le nombre de salons d'aquarelle semble s'être à peu près stabilisé , la plupart des aquarelles présentées sont loin de faire l'unanimité parmi les peintres d'autres médiums ou encore chez les collectionneurs généralistes.
L'aquarelle est encore la plupart du temps vantée comme "difficile" ou "technique" comme si ces deux critères devaient en faire sa qualité.
L'autre jour, en entendant une émission consacrée à l'art sur Arte, le commentateur commençait la présentation des peintures montrées en parlant en premier lieu de la composition...Hélas, ce n'était pas de l'aquarelle... comme j'aimerais parfois, entendre un amateur d'aquarelle parler de composition ... mais non, on me parle de technique et de difficulté ...
Il faudrait que les aquarellistes se souviennent qu'on attend d'un artiste qu'il soit un compositeur et non pas un copieur de photographie. La composition n'est pas seulement affaire de point focal. Tout compte, comme par exemple l'agencement des valeurs, la force du contenu, l'effet de surprise, la richesse des textures et le coup de pinceau...
Je crois qu'il y a encore bien du chemin à faire pour transmettre ces notions dans les ateliers afin que les expositions d'aquarelle deviennent enfin des expositions de peinture et non pas des expositions de copies de photo (ou pire des copies de copies...)
Heureusement quelques artistes relèvent ces défis et nous sortent nous, spectateur ravi de la copie réaliste et des sujets archi rebattus.
Ils ne sont pas difficiles à repérer dans les expos. Ils sont tout simplement différents.
Et c'est cette différence qu'il faut cultiver en chacun de nous pour un jour, peut-être, peindre.

mercredi 15 octobre 2014

C'est la rentrée

C'est la rentrée et les élèves font leur show, je leur ai dit qu'ils allaient bientôt être filmés tellement les photos ne suffisent plus à rendre compte des moments de folie (quand on est tellement pliés de rire qu'on n'arrive plus à tenir le pinceau) ou de concentration intense (vous savez ces moments où on n'entend plus que les respirations en sourdine) ... 










Les lacs bleus s'enchaînent les uns aux autres, jamais les mêmes ... pourtant (euh j'vous jure) je donne les mêmes consignes à chaque fois ...










Et au milieu de tout ce joyeux tintamarre créatif, ma belle Jaldara grandit ... grandit .. grandit ;))




samedi 4 octobre 2014

Arbres et reflets à l'aquarelle

Après avoir testé le lavis monochrome, nous sommes allés très logiquement vers des variantes plus colorées et plus détaillées. J'ai d'abord cherché comment traduire les mouvements atmosphériques, ces bandes transversales de lumière forte striant le ciel d'orage...



Le piège, ce sont les arbres, ils sont si beaux, si détaillés, si riches, un seul maître mot : simplifier.



Oui.. mais les arbres ? Il faudra tout de même bien les faire, ils sont tellement beaux, leur présence a été si déterminante dans le choix de cette idée de départ ...
Alors travaillons les : dépôts pigmentaires de roux et de gris verts et puis de la sculpture, des dentelles, des retraits sculptés de formes








Ici, un jeu tout en lumières fortes et en ombres très contrastées, un ciel orageux, une ligne d'eau où l'horizon se reflète et le lac au premier plan, mystérieux et dense, plein d'ombres.

Au troisième essai, tous les premiers jus sont posés en un seul mouillage du papier...Il faut bien préparer les couleurs, de la bonne teinte et de la bonne texture.




Nous y voilà presque...en tout cas, le chemin s'ouvre, encore quelques recherches en commun avec les élèves et des merveilles verront le jour ;))
trois ? quatre ? cinq essais ? je ne sais plus... toutes les erreurs sont nécessaires, c'est tout ce que je sais, alors je cherche et je recommence, sans hâte, et sans renoncement non plus.



Pour agrandir les images, cliquez dessus
Comme d'habitude (ou presque) le papier que j'utilise est Moulin du Coq le Rouge, grain fin