Nous avons tous nos couleurs fétiches et d'autres qui ne nous ont jamais vraiment attiré. Le choix est mystérieux, basé sur les expériences , les échanges, les rencontres, les goûts...la nécessité...
En rangeant la bibliothèque de l'atelier, je suis retombée sur le livre de Moira Clinch:
Aquarelle: plus de 2700 mélanges
En le feuilletant j'ai été particulièrement intéressée par les nuances obtenues avec le sépia, j'ai donc décidé de le tester moi aussi.
En cours, j'ai eu souvent des mauvaises expériences avec ce pigment puissant, qui rechigne aux enlevés.
Je ne l'ai donc pas sélectionné dans la palette que je conseille aux élèves.
Néanmoins quelques élèves téméraires s'en servent parfois, malgré mes réticences. Ils m'en disent parfois du bien , en particulier, les personnes qui aiment les sombres riches l'apprécient beaucoup.
Je suis donc partie à la recherche des mystères du sépia.
A l'origine, les pigments provenaient de l'encre de seiche.
La sépia est une matière colorante brune utilisée comme
pigment (aquarelle, craies, mines) pour le dessin au lavis..
Un substitut artificiel peut être fabriqué à partir de noix
de galle du chêne broyées et bouillies puis filtrées.
Je lui ai associé pour ce test toute une série de 15 pigments en mélanges.
jaune citron, jaune indien, orange, laque écarlate, carmin, violet dioxazyne, bleu outremer, bleu phtalo, bleu manganèse, ocre vert, ocre jaune, noir de mars, marron de perylène, turquoise de cobalt clair, et blanc de titane.
Voici les premiers résultats de ce test:
Comme l'indique Moira Clinch, le manganèse et le vert phtalo sont particulièrement "réceptifs" aux propriétés du sépia. On obtient de façon surprenante des nuances assez métallisées.
Il n'y a plus qu'à trouver un exercice où ces nuances trouveront particulièrement leur justification.