dimanche 6 novembre 2022

Stage d'aquarelle avec ALEXIS LE BORGNE

J'organise cette année un stage avec Alexis.

 

Quand : vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 mai 2023

Si vous êtes intéressé, me contacter : ateliergladis@hotmail.fr

STAGE COMPLET


"Le thème sera "Poésie, lumière et spontanéité" quand au programme, c'est toujours la surprise… personne ne sait ce qu'il va tomber de mes enveloppes !

L'essentiel du stage est d'acquérir des outils afin d'avoir plus d'autonomie, surtout sortir de sa zone de confort en se confrontant à n'importe quels types de sujets, de palettes et de techniques…"






On ne présente plus Alexis qui a fait très rapidement sa place parmi les meilleurs aquarellistes et pastellistes de France. Profitons de sa disponibilité qui devient de plus en plus rare car il est de plus en plus demandé à l'internationale !!

https://dessins-aquarelles.e-monsite.com/











dimanche 30 octobre 2022

Stage avec Bénédicte Stef Frisbey

J'organise cette année un stage avec Bénédicte.

Si vous êtes intéressé, me contacter : ateliergladis@hotmail.fr

Stage complet

 

 

Son but : vous aider à vous faire plaisir en aquarelle, jouer avec les textures, dédramatiser les gestes techniques.

 

Voici ce qu'elle vous propose :

" Passionnée par les multiples textures de l'aquarelle et ses magnifiques effets, je vous propose de vous immerger pendant 3 jours à la découverte des subtilités de ce medium.

Nous nous inspirerons de mes aquarelles pour découvrir ou approfondir le cycle de l'eau (sur le papier humide) ainsi que les superpositions (sur le papier sec).

Je vous accompagnerai de mon mieux à la découverte ce ces techniques passionnantes en partageant avec vous les astuces qui me sont précieuses !"













mercredi 31 août 2022

STAGE avec NIRUPAM KONWAR

 Cet été en juillet nous avons eu le plaisir de découvrir un artiste tout exprès venu de Bengalore ! Nirupam adore Toulouse, et projette même de s'y installer s'il le peut, un jour ! En attendant chacune  de ses venues en France est une source d'émerveillement qui va de la Tour Eiffel aux ponts de Toulouse en passant par le fromage et le lapin bien cuisiné !

Ce que Nirupam préfère et incite à pratiquer le plus c'est bien sûr l'aquarelle en extérieur, et le stage était donc conçu pour nous amener à ce but ! C'était sans compter sur la chaleur qui s'est abattue sur nous, pauvres toulousains un peu âgés, et pas très habitués aux chaises pliantes brinquebalantes!

Nous nous sommes donc assidûment préparés psychologiquement et techniquement durant deux jours en atelier avant de risquer de mettre un pinceau dehors.






Le B à Ba pour notre guide consiste à bien comprendre l'importance des plans dans une composition, et il nous a donné quelques principes bien rôdés pour créer un premier plan, un plan moyen et un arrière plan : l'idée étant de créer de la profondeur dans un paysage par exemple, mais pas que, ces principes (un chat, une lampe) peuvent s'appliquer en toutes circonstances. Les initiés comprendront ! ;)

Par ailleurs les valeurs sont réduites au maximum et de cette simplification qui passe beaucoup par une utilisation judicieuse de la gamme des bleus, naît une vision claire des susdits plans.





Force fut de constater l'efficacité redoutable de cette méthode...plus difficile fut notre propre mise au travail …mais nous y sommes parvenus tout de même, avec un peu de bonne humeur et beaucoup d'acharnement.




Entre temps nous nous baladâmes dès que possible dans les rues de Toulouse et les environs, officiellement à la recherche du spot idéal pour notre sortie, mais il faut bien le dire, ce sont plutôt les petites gargotes typiquement toulousaines qui ont retenu le plus notre attention. Et oui, ainsi sont les peintres...



C'est finalement au parc du Cabirol à Colomiers, que nous avons trouvé notre havre de paix et notre source d'inspiration de peinture en plein air, et malgré l'absence notable de climatisation, nous avons fait notre possible pour appliquer la règle du chat et de la lampe.








Le séjour de Nirupam parmi nous prit fin au bout de quatre jours d'intenses efforts, et chacun repartit chez lui riche d'une expérience nouvelle et lourd d'un petit bagage contenant …un chat et une lampe.


Certains auraient préféré des éléphants
ce sera pour une autre fois
sans doute
*







Merci les gars, on s'est bien amusés !

*














 



samedi 18 juin 2022

Aquarelle ratée ou pas ratée ?

 








En aquarelle, comme dans n'importe quelle technique dite créative, c'est toujours compliqué d'estimer son propre travail. Les canons classiques ont volé en éclat et ne facilitent pas l'estimation (ou l'estime) que nous sommes parfois amenés à donner.
Nous sommes portés par nature et par formatage culturel vers certaines "œuvres" plutôt que vers d'autres. Le mélange de nos deux facettes ne facilite pas non plus la tâche.
Bah, ne faut-il pas se laisser aller vers ce qui attire notre œil ? Je me suis retenue de dire : vers ce qui nous tape à l'œil, car ce serait bien quand même, je trouve, de garder un tout petit peu de dignité. Mais là encore quelle est la jauge ?
Bon, l'art est iconoclaste. Autant dire qu'il se fiche des baffes devant le miroir qu'il se tend. Alors voici quelques exemples, que j'ai trouvés en fouinant dans certaines galeries d'art (donc ça doit être bien ? se dit le quidam que je suis parfois).
On peut en penser ce qu'on veut, ces réalisations, qui vont, pour ma part, assez à l'encontre de ce que je recherche en matière d'art, valent ce qu'elles valent, qui peut en juger ? Pourvu qu'un mur de salle de bains, de chambre, de salon, voire de galerie leur accorde le droit de cité







La frontière est souvent faible entre ce qu'on aime et ce qu'on tolère. Je suis assez attirée par certains peintres qui ne fignolent pas, qui s'éloignent des canons classiques et qui je l'espère bien se fichent pas mal de ce qu'une obscure animatrice en arts plastiques peut bien raconter à ses élèves. 


Voici quelques exemples de ces artistes ayant emprunté des chemins de traverse qui m'attirent aussi :


Yolanda DORDA




Peintre chinois dont je n'arrive pas à déchiffrer le nom...




Martha Zmpounou



Nous voici donc bien loin de nos papiers bien tendus qui ne font pas de vagues, de nos angoisses concernant les auréoles, ou de nos sempiternels atermoiements concernant l'usage des couleurs (transparentes ou opaques ? Ohlala !!).

Je suis, par mon métier, souvent amenée à être juge et partie lorsque l'un de mes moussaillons en aquarelle sollicite mon avis, ou pire, torpille sa réalisation. Aussi ces questions sont-elles récurrentes dans ce journal. Voilà donc encore des petits pas sur ce long cheminement, un petit tour un peu zigzaguant des chemins d'eau sur lesquels nous nous laissons parfois emporter...

Bonne réflexion à vous tous !








vendredi 17 juin 2022

Fin d'année de cours à la MJC ROGUET

 L'année se termine avec les traditionnelles expos des élèves.

 Je suis fière de mes vingt recrues qui ont encore été au delà de ce dont elles et ils se sentaient capables en septembre dernier …En aquarelle les débuts sont déterminants, si ça n'accroche pas tout de suite c'est toujours compliqué d'y revenir. Les étapes par la suite ont elles aussi des paliers, où on a l'impression de stagner lamentablement, parfois même, on peut avoir le sentiment de régresser. Rien qui ne se règle pas par une pratique décomplexée et opiniâtre, ne jamais rien lâcher, sans trop espérer non plus, c'est l'un des secrets d'une progression sans prise de tête.




Comme souvent on peut avoir l'impression qu'il n'y en a qu'un qui travaille …Détrompez-vous : l'œil aguerri des assistants permet un accrochage au millimètre !



Une petite pose de l'équipe des accrocheurs, au centre, ma plus grande œuvre : 1 mètre 80.



Au moment du vernissage l'équipe se regroupe ! Certains ont sorti leurs plus beaux atours !




ET voici les travaux de l'année, un peu de tout comme toujours, des travaux d'après photos, toutes sortes de thèmes, cette année notre thème animalier c'était les oies: le travail du blanc qui n'est pas vraiment blanc, l'importance du fond ont été nos pistes d'approfondissement.





Egalement cette année nous avons pu montrer un peu nos réalisations en extérieur, ainsi que les traditionnelles copies, assez incontournables quand on apprend.


 

mardi 31 mai 2022

Stage avec David Chauvin



La saison des stages se poursuit avec la venue, dans la joie et la bonne humeur de David Chauvin. 


Un bon stage c'est un stage équilibré entre démonstration et mise en œuvre pratique. De ce côté là, aucun souci avec David, il n'y a pas de temps mort et chaque moment est mis à profit pour mettre l'accent sur tel ou tel détail à découvrir ou à approfondir.

Pour moi l'emploi d'un pinceau synthétique avec beaucoup d'eau a été une révélation. Les pinceaux en martre m'ont semblé bien mollassons et délicats en comparaison des synthétiques nerveux, pointus et martyrisables à loisir qu'emploie David.


La photo est un peu floutée car je ne souhaite pas dévoiler trop les sujets abordés durant ces trois journées de stage. L'intérêt a été de dérouler une méthode qui s'applique en toutes circonstances.

Ce côté bien rodé va m'aider à canaliser ma tendance à l'improvisation tous azimuts qui me conduit souvent dans des impasses (de très belles impasses parfois mais bon …).


En gros le premier passage, dans le mouillé, sert à poser l'ambiance des valeurs claires, et ensuite, après séchage, on nuance et on peaufine les sombres. Ca semble tout simple mais c'est loin de l'être car il faut par exemple, trouver un certain lâcher prise dans la répartition et le choix des couleurs de base.

C'est dans cette liberté là que chacun trouvera en partie son style. 

S'il vaut mieux commencer par deux couleurs, au fur et à mesure des sujets la palette s'est largement enrichie et diversifiée, utilisant généreusement les opaques aussi bien que les mélanges des marques.






Tout le monde (ou presque) est très sérieux.





Bref, un chouette stage avec une chouette ambiance et de belles réalisations. Nous reprendrons ces méthodes dans les cours à venir, et puisque l'année se termine : dès la rentrée de septembre !




Les aquarellistes de la MJC lundi à la prairie des filtres

 

Nous avons quitté l'écurie de la rue de Gascogne et nous caracolons allègrement dans les espaces verts de Toulouse !




Chacun prend position et nous commençons par un croquis de valeurs de ce sentier ombragé !



Voici les valeureux apprentis aquarellistes qui s'attaquent comme un seul homme à ce sujet redoutable !


La suite bientôt !




mardi 24 mai 2022

Compte rendu du stage avec Nicolas Lopez




 Nous l'attendions impatiemment, et ces deux jours ont été bien sûr un peu courts pour profiter de toute l'étendue des talents de Nicolas.

Deux jours partagés m'ont permis de découvrir un peu sa vie, il nous a parlé de sa formation comme professeur d'art durant 5 ans au Pérou, puis à nouveau cinq ans de spécialisation dans une école d'aquarelle ! Oui ! Vous avez bien lu, il existe au moins une école d'aquarelle au Pérou ! Ne nous étonnons plus alors si tant d'artistes de là-bas nous enchantent ! Nous sommes décidément bien à la traîne ici en France pour la formation des jeunes générations !

La palette de Nicolas est constituée de plusieurs nuances de noirs de la marque Daniel Smith dont il est l'un des ambassadeurs. Vous pourrez trouver le set de cette marque contenant les principales couleurs qu'il affectionne. Par ailleurs il peut ajouter ceci ou cela. Chez lui il fait des recherches avec des minéraux de son cher Pérou pour faire sa propre expérience des pigments, qu'il fabrique dans son four. L'année prochaine, il projette de rédiger un livre que nous attendons impatiemment, et dans lequel nous irons j'en suis sûre, de découvertes en découvertes !

Ci-dessous la palette …ou le chaudron ? ;) On pense aussi bien sûr aux pierres à encrer …

Seule une grande habitude lui permet après quelques coups de pinceaux de s'y retrouver encore et de récupérer si besoin ici un vert et là un bleu …Ne rêvez pas: dans ces conditions aucun jaune ne résiste !

La technique de Nicolas semble assez rapide à résumer à première vue. Ce n'est pas un secret : beaucoup de son style singulier repose sur l'utilisation quasi exclusive des pigments sédimentaires, et les ravinements qu'ils produisent permettent à ses aquarelles des effets toujours impressionnants de spontanéité.

La pulvérisation y joue un rôle important. Ici votre pulvérisateur devient un outil primordial, il faut apprendre à s'en servir avec une grande subtilité, l'appui sur la gâchette, la distance de pulvérisation, la longueur des jets, leur intensité, le nombre de coups de pulvérisateurs dirigés ou pas au même endroit, tous ces gestes, à maîtriser et à conscientiser, apportent des nuances infinies aux effets produits.

Trop peu d'eau il ne se passe pas grand chose, et trop d'eau, les pigments sont noyés dans une flaque informe.

Trop sec le pigment peut certes être remouillé, mais l'effet n'est pas équivalent à une pulvérisation en amont qui permet une belle diffusion des pigments.



Les pinceaux peuvent eux aussi déconcerter. Si Nicolas possède quelques pinceaux synthétiques, et de type haké japonais,  de la marque Herend (introuvables en France, ces pinceaux sont coréens, j'ai vu qu'on pouvait parfois en trouver à la manifestation annuelle d'aquarelle de Fabriano, ou sur des sites espagnols), il aime tout autant utiliser des pinceaux de bricolage et il les martyrise sans égards en les écrasant par ci, par là !

Les gestes sont le plus souvent vifs et sans repentir. Cette spontanéité est une clé pour obtenir des aquarelles fraîches et vivantes ! Là aussi une pratique de la calligraphie peut aider.




L'inclinaison du papier, et laisser faire le travail par l'eau, sont aussi deux éléments fondamentaux de sa méthode . Nicolas insiste beaucoup sur la sincérité du papier, pour cette raison il préfère la cellulose qui retient moins les mouvements de l'eau que le coton.








Les deux jours ont été très différents. 

Le premier jour, Nicolas nous a expliqué les grandes lignes de sa méthode de composition, en un mot : épurer.

 Et ce n'est pas peu dire, car d'une photo où plusieurs éléments pourraient distraire l'attention, Nicolas n'en garde qu'un, en fait sont point focal, y concentre le  plus de contrastes possibles (valeurs, graphismes, couleurs …) et brode autour habilement avec les propriétés spectaculaires des pigments sédimentaires de la gamme Daniel Smith. Les couleurs disparaissent quasiment complètement, ou en tout cas, elles ne sont absolument plus nécessaires à l'interprétation du sujet. 

Pour ce qui est des informations de la photo d'origine voyez par vous-même : d'un lotissement il reste quelques toits, d'une pelouse, il conserve l'espace, d'une série de lampadaires n'en subsiste qu'un.



Avant ...

Après ...


Ci-dessous un détail d'une autre démonstration.

  

Le deuxième jour, c'est l'imagination qui a pris le pouvoir et après avoir laissé nos mains se mouvoir au hasard sur des tout petits formats, nous avons tenté d'en dégager un sujet convaincant, ce qui n'était pas une mince affaire !


Voici quelques-uns des premiers jets réalisés par les stagiaires :










Ensuite il faut tenter de lire dans les nuages comme le faisait Léonard de Vinci !!


J'ai enfin eu la chance de pouvoir demander à Nicolas son aide afin d'améliorer la composition d'un tableau que j'avais réalisé d'après une photo prise au Laos. 
Là aussi une grande simplification, en supprimant la plupart des bâtiments sur ce sujet, la focalisation sur la maison sur pilotis à gauche grâce au pignon laissé entièrement blanc, l'intensification des reflets dans l'eau ont contribué à donner de l'intérêt à ce sujet.


Merci Nicolas !! Merci à tous les stagiaires !! Voici une saison de #stages qui commence sur les chapeaux de roue (et de soleil) !!!